Je suis chrétienne enfin, n'est-ce point assez dit?

Conserve en me perdant ton rang et ton crédit;

Redoute l'empereur, appréhende Sévère:

Si tu ne veux périr, ma perte est nécessaire;

Polyeucte m'appelle à cet heureux trépas;

Je vois Néarque et lui qui me tendent les bras.

Mène, mène-moi voir tes dieux que je déteste;

Ils n'en ont brisé qu'un, je briserai le reste.

On m'y verra braver tout ce que vous craignez,

Ces foudres impuissants qu'en leurs mains vous peignez,