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Car enfin n'attends pas que j'abaisse ma haine;
Je te l'ai déjà dit, César, je suis Romaine:
Et, quoique ta captive, un cœur comme le mien,
De peur de s'oublier, ne te demande rien.
Ordonne; et, sans vouloir qu'il tremble ou s'humilie,
Souviens-toi seulement que je suis Cornélie.
César répond avec beaucoup de grandeur d'âme et de noblesse à ces nobles et fières paroles. On sent bien que cet homme parle déjà en maître du monde, en chef illustre de ces Romains auxquels Corneille aime toujours à prêter un cœur héroïque et un langage digne de leur cœur.
O d'un illustre époux noble et digne moitié,