Madame, j'ai porté mes pas et mes sanglots

Du côté que le vent poussait encor les flots.

Je cours longtemps en vain: mais enfin d'une roche

J'en découvre le tronc vers un sable assez proche,

Où la vague en courroux semblait prendre plaisir

A feindre de le rendre et puis s'en ressaisir.

Je m'y jette, et l'embrasse, et le pousse au rivage;

Et, ramassant sous lui le débris d'un naufrage,

Je lui dresse un bûcher à la hâte et sans art,

Tel que je pus sur l'heure et qu'il plut au hasard.