Ce grand homme, à ces mots, me quitte en soupirant
Et baise avec respect ce vase, qu'il me rend.
Cornélie ne croit pas, ou croit peu à la sincérité des regrets de César. Elle garde l'urne de Pompée, et, songeant que César l'a touchée avant elle, elle s'écrie:
O soupirs! ô respect! ô qu'il est doux de plaindre
Le sort d'un ennemi, quand il n'est plus à craindre!
Qu'avec chaleur, Philippe, on court à le venger,
Lorsqu'on s'y voit forcé par son propre danger,
Et quand cet intérêt qu'on prend pour sa mémoire
Fait notre sûreté, comme il croît[47] notre gloire!
César est généreux, j'en veux être d'accord;