Ce qui serait digne de Pompée, ce n'est pas de servir sous Sylla, ce n'est pas de chercher à séduire Sertorius, ce serait de s'unir aux patriotes, aux républicains, aux vrais Romains, pour briser un joug odieux, déshonorant pour Rome, inutile et funeste au monde.
Je ne sais qu'une voie
Qui puisse avec honneur vous donner cette joie.
Unissons-nous ensemble, et le tyran est bas:
Rome à ce grand dessein ouvrira tous ses bras.
Ainsi nous ferons voir l'amour de la patrie,
Pour qui vont les grands cœurs jusqu'à l'idolâtrie;
Et nous épargnerons ces flots de sang romain
Que versent tous les ans votre bras et ma main.
Pompée, en venant pressentir Sertorius, avait une pensée de derrière la tête, un dernier argument en réserve, comme un général a une dernière troupe en arrière-garde qu'il ne fait donner qu'au moment suprême pour assurer la victoire.