et Horace, le père, les envoie au combat en les bénissant, avec ces paroles sublimes:

Ah! n'attendrissez point ici mes sentiments;

Pour vous encourager ma voix manque de termes;

Mon cœur ne forme point de pensers assez fermes;

Moi-même en cet adieu j'ai les larmes aux yeux.

Faites votre devoir, et laissez faire aux dieux!

Ils font leur devoir.

Au premier choc, deux Horaces sont tués, les trois Curiaces blessés. On vient apprendre cette nouvelle au vieil Horace, et on ajoute que le seul survivant de ses trois fils a pris la fuite. Il refuse d'y croire. Un Horace fuir! ce n'est pas possible:

O d'un triste combat effet vraiment funeste!

Rome est sujette d'Albe, et pour l'en garantir