Qui m'allez faire voir Pauline sans la craindre.
Je la vois: mais mon cœur, d'un saint zèle enflammé,
N'en goûte plus l'appas dont il était charmé;
Et mes yeux, éclairés des célestes lumières,
Ne trouvent plus aux siens leurs grâces coutumières.
Son beau-père, sa femme, que Polyeucte aime de toute son âme, le supplient de feindre seulement quelque temps. Sa femme lui dit:
Vous n'avez point ici d'ennemi que vous-même;
Seul vous vous haïssez, lorsque chacun vous aime;
Seul vous exécutez tout ce que j'ai rêvé:
Ne veuillez pas vous perdre, et vous êtes sauvé.