—Pour le moment, reprit M. de Brévan, le plus pressant est de savoir comment votre départ a été expliqué... De ce qu'on a dit, nous pourrons peut-être tirer quelques éclaircissements...

—Je vais aux informations de ce pas, répondit Daniel.

Et après avoir affectueusement serré les mains de son cher Maxime, il se hâta de regagner sa voiture, et vingt minutes plus tard on l'annonçait dans le salon de M. de la Ville-Handry.

Le comte s'y trouvait, seul, se promenant de long en large de l'air le plus agité...

Et certes, il devait avoir eu de terribles et pressantes préoccupations. Il était près de midi, et cependant il n'avait pas encore passé par les mains de son valet de chambre...

Apercevant Daniel, il interrompit sa promenade, et se planta devant lui les bras croisés:

—Ah! vous voici, monsieur Champcey, fit-il d'un ton terrible. Eh bien! vous en faites de belles...

—Moi, monsieur le comte?

—Et qui donc?... N'est-ce pas vous qui, au moment où miss Sarah daignait descendre aux justifications, l'avez accablée d'injures? N'est-ce pas vous qui, honteux de votre conduite, vous êtes sauvé, n'osant venir me rejoindre?...

Qu'avait-on dit au comte? Pas la vérité, à coup sûr.