—Puissent vos espérances se réaliser, mon cher maître, prononça-t-il.
Mais, pour la troisième fois depuis une heure, on venait chercher le docteur. Échangeant une poignée de main, ils se séparèrent, et après une courte visite à maître Magloire, qu'il importait de tenir au courant, maître Folgat se hâta de regagner la rue de la Rampe.
À la seule physionomie de Mlle Denise, il comprit qu'elle n'avait rien à lui apprendre, qu'elle savait la vérité et l'injustice de ses soupçons.
—Que vous avais-je dit, mademoiselle? fit-il simplement.
Elle rougit, honteuse d'avoir livré le secret des doutes qui l'avaient déchirée, et au lieu de répondre:
—Il est venu des lettres pour vous, maître Folgat, dit-elle, et on les a montées dans votre chambre...
Deux lettres étaient arrivées, en effet, une de Mme Goudar, l'autre de l'agent expédié en Angleterre.
La première était insignifiante. Mme Goudar priait simplement le jeune avocat de faire passer à son mari un billet qu'elle lui adressait.
La seconde était, au contraire, du plus haut intérêt.
L'agent d'Angleterre écrivait: