Raymond se taisait.
N'était-ce pas le langage qu'autrefois aux Rosiers lui tenait M. de Boursonne?...
—Donc, poursuivait le docteur, c'est à Mme de Maumussy qu'il faut attribuer l'idée du mariage de Mlle Simone, et à elle aussi le choix du mari... Ce dernier trait ne trahit-il pas la haine d'une femme qui s'estime outragée?... Qui en effet a-t-elle choisi entre tous? Un misérable, sans foi ni loi, souillé de tous les crimes et de toutes les flétrissures, l'homme du monde qu'elle méprise et qu'elle exècre le plus, Combelaine enfin...
Cette dernière circonstance, Raymond l'ignorait.
—Quoi!... fit-il, Mme de Maumussy déteste M. de Combelaine!...
—Elle me l'a dit, répondit le docteur, en appuyant sur chaque mot. Et savez-vous en quelle circonstance? Lors de la maladie de son mari. Entre tous les gens que le duc de Maumussy soupçonnait de lui avoir administré du poison, était le comte de Combelaine...
—Est-ce possible!...
—Le duc ne m'avait pas caché ses soupçons...
—Oh!...
—Et il m'était recommandé, les jours où venait M. de Combelaine, de redoubler de précautions...