—Allez le prier de venir me parler à l'instant.

Me Roberjot se pencha vers le docteur.

—C'est la voix de Verdale, fit-il, je la reconnais.

Un silence de trois ou quatre minutes suivit, puis une porte s'ouvrit et se referma, puis la voix que Me Roberjot affirmait être celle de son ancien copain s'éleva de nouveau; elle disait:

—Vous savez pourquoi je vous ai fait venir, chevalier?

—Je le soupçonne, mon père, répondit une voix jeune et bien timbrée.

—Je suis fort mécontent...

—Je ne suis pas fort satisfait non plus...

Me Roberjot riait, et de bon cœur, véritablement.

Maintenant il était bien certain que c'étaient le père et le fils qui se trouvaient dans la pièce voisine, et rien ne pouvait lui paraître plus plaisant que d'entendre M. Verdale appeler sérieusement son fils monsieur le chevalier.