Vu la loi sur l'état de siège,

Décrète:

Tout individu pris construisant ou défendant une barricade, ou les armes à la main, sera fusillé.

Le général de division, ministre de la guerre,
LE ROY DE SAINT-ARNAUD.»

C'était bref, précis et significatif.

C'était en six lignes toute la politique du coup d'État du 2 décembre 1851.

—Oh! faisait M. Ducoudray consterné et révolté: oh!...

Et cependant, bien loin d'éteindre la résistance, cette menaçante proclamation semblait l'attiser.

—C'est ce qu'on veut, ricanait un homme à barbe blanche; il faut bien un prétexte pour engager les troupes!...

Presque au même moment, et comme pour lui donner raison, une violente fusillade pétilla dans la direction du quartier des Gravilliers.