Vers dix heures, cependant, M. Ducoudray n'y tint plus.
Il se rappela qu'un de ses amis demeurait boulevard Montmartre, à côté du passage, et, décidé à lui demander une petite place à une fenêtre, il partit...
La foule était immense sur tous les points ordinaires des rassemblements, et visiblement irritée de plus en plus.
Des hommes armés circulaient dans les groupes.
Des orateurs, hissés sur les épaules du premier venu, lisaient d'une voix véhémente les appels aux armes imprimés dans la nuit, et la foule applaudissait.
Ailleurs, des groupes compacts se formaient devant des affiches qu'on venait d'apposer. M. Ducoudray s'approcha:
C'était une proclamation du préfet de police, plus significative encore que celle du ministre de la guerre, placardée la veille.
Il y était dit:
«Les stationnements des piétons sur la voie publique et la formation des groupes, seront, sans sommations, dispersés par la force.
«Que les citoyens paisibles restent à leur logis.