Deux membres distingués du cercle du Commerce, le général Billiard et M. Duvergier, avaient été blessés, le premier légèrement à l'œil droit, le second plus grièvement à la cuisse.

Il ajoutait certains détails caractéristiques.

En face de l'hôtel Sallandrouze, il avait vu un officier d'artillerie se jeter à la bouche d'un obusier que ses soldats venaient de mettre en batterie en leur criant:

—Maintenant, tirez!... Le premier coup du moins me tuera!...

Ce nouveau venu rapportait, enfin, tout ce qu'il avait recueilli de nouvelles des autres quartiers de Paris.

Partout la résistance était brisée, écrasée, anéantie... Peu de barricades avaient tenu. Le moment de les défendre venu, ceux qui les avaient élevées avaient disparu comme par enchantement. La troupe n'avait eu qu'à paraître pour vaincre.

Et que pouvaient mille ou douze cents combattants sérieux contre toute une armée!...

Blême et les mains agitées d'un frisson nerveux, M. Ducoudray tamponnait de son mouchoir son front moîte d'une sueur froide.

—Je veux rentrer, il faut que je rentre! répétait-il avec une persistance idiote.

Et en effet, sur les six heures, il se mit en route.