—Il lui était impossible de s'en servir... Quand il me donnait des leçons d'armes, c'était toujours du bras gauche.
—N'était-ce pas pour vous apprendre à vous défendre, au besoin, contre un gaucher?... C'est difficile, dit-on. Peut-être était-il gaucher lui-même?...
—Non, monsieur, j'en suis sûr.
—Et pourquoi?...
Le jeune garçon réfléchit un moment. Il n'oubliait pas les conseils de Me Roberjot.
—J'en suis sûr, répondit-il lentement, parce que cinq ou six fois papa a voulu se forcer et tenir le fleuret de la main droite, mais toujours il a été forcé de le reprendre de l'autre, en disant: «Je ne peux pas, ça me fait trop de mal!»
—Très bien!... Se mettre en garde et manœuvrer le fleuret du bras droit lui était une cruelle souffrance.
—C'est cela.
Où tendait le juge, Mme Delorge ne le comprit que trop, et vivement:
—Permettez-moi, monsieur, commença-t-elle, de vous expliquer...