«Trois de ces officiers ont été entendus au début de l'enquête, et la précision et l'accord de leurs dépositions fixent absolument les faits.

«M. de Maumussy était parfaitement calme et maître de soi.

«—Ne vous dérangez pas, messieurs, dit-il, ce n'est qu'une misère... Ce diable de Delorge s'emporte pour un rien comme une soupe au lait... Je vais arranger cela.

«Nonobstant, un ami du général, M. Fabio Farussi, dont le témoignage est décisif, insista pour descendre.

«—Prenez garde, lui dit M. de Maumussy, vous savez qu'une querelle est d'autant plus difficile à arranger qu'elle a plus de témoins...

«Mais M. Fabio Farussi s'entêta si fort, que M. de Maumussy céda, et ils descendirent ensemble...

«Cependant, cette discussion courtoise avait pris un peu de temps, et M. de Combelaine et le général Delorge étaient sortis depuis près d'un quart d'heure, lorsqu'ils s'élancèrent à leur poursuite.

«—Où sont-ils? demandèrent-ils à un des huissiers de service dans le grand vestibule.

«—Là, leur répondit cet homme, en leur montrant le jardin.

«Ils se hâtèrent de sortir, mais ils n'avaient pas descendu les marches du perron qu'ils virent accourir M. de Combelaine, pâle, défait, tenant à la main son épée nue.