«Le général descendait le premier, et presque à chaque marche, il se retournait pour provoquer M. de Combelaine par les injures les plus violentes.

«—Injures si grossières, dit le sieur Buc dans sa déposition, que moi, je sauterais à la gorge de quiconque me les adresserait.

«Deux autres serviteurs du palais les ont vus passer, et, sans entendre ce qu'ils disaient, ont remarqué leur agitation. Le général allait toujours le premier.

«Dans le grand vestibule, enfin, tout près de la porte du jardin, ils croisèrent un employé supérieur du ministère de l'intérieur, M. de Coutras.

«Frappé de l'étrangeté de leurs allures, il leur adressa la parole, mais ils ne purent l'entendre.

«M. de Combelaine répétait ce qu'il avait déjà dit dans le salon:

«—C'est insensé!... Attendons demain...

«Sur ces mots, ils sortirent, laissant entr'ouverte la porte du jardin.

«Fort ému de ce qui arrivait, M. de Coutras s'avança sur le perron, et il entendit la voix de M. de Combelaine qui appelait un palefrenier et qui lui commandait de décrocher une lanterne d'écurie et de la lui apporter.

«Quelqu'un savait donc là vérité!... Ce palefrenier signalé par la déposition de M. de Coutras avait assisté à la mort du général Delorge...