Cependant c'est de la meilleure grâce du monde qu'il tira de sa caisse et confia à son ami le précieux titre, en ayant soin d'y joindre une lettre où il donnait les ordres à son agent de change.

Me Roberjot étant fort occupé, c'était bien le moins que M. Verdale se chargeât des quelques courses que nécessitait l'opération.

Et certes, il ne songeait pas à s'en plaindre.

C'est avec une sorte de respectueuse stupeur qu'il regardait ce papier qui représentait une fortune.

Jusque-là, il avait été tourmenté de doutes, n'osant croire à son bonheur, ne pouvant se persuader que véritablement on allait lui prêter sans garanties ces huit mille francs dont il se promettait de tirer des millions.

Tandis que maintenant...

Il se jeta au cou de son ami, et le serrant à l'étouffer:

—Va, s'écria-t-il, je serai millionnaire, et toi tu seras député... Tu Marcellus erîs.

XIV

—Oui, je serai député, se disait Me Roberjot, il le faut, je le veux, car c'est le seul moyen qui s'offre à moi d'atteindre peut-être Combelaine...