C'est ce que se serait bien gardé de dire, au moins en ce moment, Me Roberjot.
Sa détermination n'était pas arrêtée, et il savait que conter ses affaires, c'est toujours s'enlever le libre arbitre, et le plus souvent se mettre dans le cas de faire précisément le contraire de ce qu'on eût souhaité.
Il répondit donc du ton le plus indifférent:
—Pour rien.
C'est ce dont ne sembla nullement convaincu l'agent de change.
Cependant il ne se permit pas une objection.
Il se leva, marcha droit à un carton, et en tira une lettre qu'il tendit à l'avocat en lui disant simplement:
—Voilà!...
L'architecte n'y était pas allé, comme on dit, par quatre chemins.
Supprimant bravement la lettre véritable, il en avait fabriqué une fausse où Me Roberjot donnait ordre à son agent de change de vendre immédiatement et à n'importe quel prix le titre de rente qu'il lui adressait et d'en remettre le montant à M. Verdale.