Ponsard ayant fait représenter sa comédie: la Bourse, au Théâtre-Français, l'empereur lui écrivit pour le féliciter de réagir de toute la force de son talent contre la funeste passion du jeu.

M. Oscar de Vallée, au lendemain de la publication de son livre: les Manieurs d'argent, reçut les mêmes félicitations.

Mais que pouvaient une comédie, un livre et deux lettres impériales, contre la fureur, contre le besoin presque de spéculation?

Beaucoup spéculaient, qui n'avaient que ce moyen de soutenir leur train de maison.

Le prix de tout allait croissant.

Les immenses abatis de maisons, où M. Verdale et ses amis gagnaient des sommes énormes, occasionnaient sur les loyers une hausse prodigieuse.

Le Moniteur ne cessait de répéter que le nombre des maisons construites dépassait de beaucoup le nombre des maisons démolies...

Et c'était fort possible.

Seulement, comme les propriétaires ne bâtissaient plus que des palais, divisés en appartements immenses, les gens à petite fortune ne savaient plus où se caser, et se voyaient réduits à dépenser à leur loyer non plus le dixième, mais le sixième et même le quart de leur revenu.

Il est vrai que Paris devenait une sorte de caravansérail où accouraient de tous les points du globe les altérés de jouissances grossières, ceux qui avaient beaucoup d'argent à dépenser, ceux qui voulaient en gagner par n'importe quels moyens.