Léon l'interrompit.
—C'est très vrai, prononça-t-il froidement. Seulement ce misérable nie. N'existe-t-il pas une ordonnance de non-lieu, qui déclare que M. de Combelaine est innocent et que le général Delorge a succombé dans un combat loyal?...
—Qu'est-ce que cela prouve?
—Que M. de Combelaine refusera ton cartel.
—Non, parce qu'il est brave ou plutôt parce qu'il se fie à son adresse et à son sang-froid de spadassin... Non, parce que, si je le hais, il doit être las de me craindre, et qu'il ne sera pas fâché, ayant tué le père, de trouver une occasion de se débarrasser honnêtement du fils...
—Et s'il refuse, cependant?
—Vous lui direz qu'il est des moyens d'obliger les lâches à se battre...
—Et s'il s'obstine à refuser?
—Alors, soyez tranquilles, j'aurai recours à ces moyens.
Léon Cornevin allait sans doute répliquer. Jean lui coupa la parole.