Et quand, le 10 du mois de mai, l'empereur sortit des Tuileries pour se rendre à la gare de Lyon, il fut accueilli par des acclamations telles que jamais il ne devait plus en entendre.
Ce jour fut le jour de popularité de son règne...
—Vois plutôt, disait Raymond Delorge à Léon Cornevin, vois...
Mais ce n'était pas de ce coup que l'Italie devait être libre jusqu'à l'Adriatique.
Après la victoire de Magenta un moment indécise, qui valut au général Mac-Mahon le bâton de maréchal et le titre de duc, et où le général Espinasse fut tué:
Après la glorieuse et sanglante victoire de Solferino:
Voici que tout à coup on apprit que l'empereur des Français et l'empereur d'Autriche, Napoléon III et François-Joseph, avaient eu une entrevue à Villafranca et s'y étaient mis d'accord et que la paix allait être signée.
Les promesses de la proclamation impériale étaient-elles donc remplies? Non. Alors pourquoi cette paix qui irritait les Italiens? Pourquoi s'arrêter en si beau chemin?
Les uns disaient que l'empereur avait eu peur de la révolution, dont il voyait se ranimer toutes les espérances.
Les autres, qu'il avait cédé aux représentations de toutes les puissances de l'Europe, pour ne pas allumer une guerre générale.