«Puis, me montrant le précepteur qui l'avait accompagné comme toujours:
«—Monsieur que voici connaît mon exploitation, il la surveillera, et, pour l'indemniser, je lui abandonne la moitié du revenu, qui dépassera, cette année, cinquante mille dollars. Vite du papier, des plumes, nous allons rédiger un contrat...
«Sa colère m'épouvantait.
«—A tout le moins, lui dis-je, confie-moi tes projets.
«—Je n'en ai pas, me répondit-il. Je réfléchirai en route. Je prendrai conseil des circonstances.
«Rien ne put le retenir.
«Le moment de nous séparer venu, il me remit un pli cacheté.
«—Il faut tout prévoir, me dit-il. Si tu étais un an sans recevoir de mes nouvelles, ouvre ce pli, tu y trouveras mon testament et mes dernières instructions.
«Un canot l'attendait le long du quai. Il y descendit. Je lui criai: Bonne chance! et quelques instants plus tard, son steamer se mettait en mouvement.
«C'était un samedi soir, neuf heures sonnaient...»