Seulement, lorsqu'il arriva dans les coulisses, réclamant les armes des figurants, il était seul. De tous ses soldats, il ne lui restait qu'un enfant de dix-sept ans.

Désespéré, il regagna la rue, son pardessus sur le bras, un revolver d'une main, une épée de l'autre, et on le vit parcourir le faubourg, cherchant des combattants et des remueurs de pavés...

Il trouva des sergents de ville qui venaient de disperser les derniers groupes, et auxquels il eut de la peine à échapper.

Et lorsque, vers minuit, Raymond regagna la rue Blanche, il put dire à M. Ducoudray:

—Tout est terminé.

Le bonhomme n'en revenait pas.

—De mon temps, disait-il, en 1830, on ne venait pas à bout de nous si facilement!...

V

Cependant, tout n'était pas si complètement fini que cela.

Si la journée du lendemain mardi, 8 février, fut relativement calme, la fièvre parut recommencer à la tombée de la nuit.