D’un bond, Pascal fut debout.
Tant que le péril avait été vague, indéterminé, son énergie avait été comme paralysée. Il la retrouva intacte quand le danger fut là, précis, extrême, terrible.
Il repoussa l’homme qui lui avait pris les mains, si rudement, qu’il l’envoya rouler sous un canapé, et il se rejeta en arrière, dans une attitude de menace et de défi...
A quoi bon!... sept ou huit joueurs se précipitèrent sur lui comme sur un malfaiteur...
L’autre, cependant, l’homme de l’exécution s’était relevé, la cravate dénouée, les vêtements en désordre.
—Oui, dit-il à Pascal, vous êtes un voleur!... Je vous ai vu glisser des cartes parmi celles que vous teniez...
—Misérable!... râla Pascal.
—Je vous ai vu... et je vais le prouver.
Il se retourna vers la maîtresse de la maison, qui s’était affaissée sur une causeuse, et d’une voix rauque:
—Avec combien de jeux avons-nous joué? demanda-t-il.