—Son gain est là, sur la table...

—Croyez cela! fit le baron. Tous ces grecs vous ont des poches secrètes où ils «étouffent» leur bénéfice... Fouillez-le, à tout le moins.

—C’est cela, fouillons-le!...

Écrasé par une catastrophe inouïe, incompréhensible, imméritée, Pascal avait fini par s’abandonner, il semblait à l’agonie.

Ce cri ignoble: «fouillons-le!» alluma en lui une effroyable colère.

D’un mouvement formidable des reins et des bras—pareil à un lion qui secouerait des roquets pendus à sa peau—il se débarrassa de ceux qui le tenaient.

D’un bond, il fut à la cheminée, et saisissant un lourd candélabre de bronze, il le brandit comme une masse en criant:

—Le premier qui avance est un homme mort!...

Il n’y avait pas à en douter, il était prêt à frapper... Et une telle arme entre les mains d’un tel homme devait être terrible.

Le danger parut si grand, si pressant, que tous les autres s’arrêtèrent, chacun encourageant son voisin de l’œil, mais nul ne se souciant d’une lutte sans honneur dont le prix ne pouvait être que quelques billets de banque.