«Et le 16 octobre 186..., à neuf heures du matin;
«En exécution de notre ordonnance qui précède, rendue à la requête des gens au service de défunt Louis-Henri-Raymond de Durtal, comte de Chalusse, dans l’intérêt des héritiers présomptifs absents et de tous autres qu’il appartiendra, vu les articles 819 (Code Napoléon) et 909 (Code de procédure);
«Nous, juge de paix susdit, assisté du greffier,
«Nous sommes transportés en la demeure dudit défunt, rue de Courcelles, où, étant arrivés et entrés, dans une chambre à coucher, éclairée sur la cour par deux fenêtres au midi, nous avons trouvé le corps dudit défunt gisant sur son lit, recouvert d’un drap...
«Dans cette chambre étaient présents...»
Il s’interrompit, et s’adressant au greffier:
—Prenez les noms de tout le monde, dit-il, ce sera long, et je vais pendant ce temps continuer les perquisitions.
On n’avait, en effet, en vue que la tablette du secrétaire, et les tiroirs restaient à examiner.
Dès le premier qu’il ouvrit, le juge put reconnaître l’exactitude des renseignements qui lui avaient été fournis par Mlle Marguerite.
Il y prit connaissance de la grosse d’un acte, lequel établissait que M. de Chalusse avait emprunté au Crédit foncier huit cent cinquante mille francs. Cette somme lui avait été versée le samedi qui avait précédé sa mort.