LA VIE INFERNALE


PASCAL ET MARGUERITE

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I

C’était le 15 octobre, un jeudi soir.

Il n’était que six heures et demie, mais depuis longtemps déjà la nuit était venue.

Il faisait froid, le ciel était noir comme de l’encre, la vent soufflait en tempête, il pleuvait.

Les domestiques de l’hôtel de Chalusse, un des plus magnifiques de la rue de Courcelles, étaient réunis chez le concierge, lequel occupait, avec son épouse, un pavillon de deux pièces, à droite de la vaste cour sablée.