—Pourquoi?...

—C’est que monsieur que voici aurait quelque chose à lui dire.

Les deux valets toisèrent ce visiteur inconnu, l’estimèrent un de ces personnages qui n’existent pas pour des laquais de bonne maison, et finalement éclatèrent de rire.

—Ma foi!... fit le plus âgé, en voilà un qui tombe comme marée en carême... Annonce-le, va, et tu feras fièrement plaisir à Madame... Il y a bien une demi-heure que Monsieur la tanne comme il n’est pas possible... Cré nom! est-il tannant, cet homme-là, quand il s’y met!...

La plus intense curiosité brilla dans l’œil de l’introducteur de Pascal, et d’un air mystérieux:

—Pourquoi donc est-ce qu’il la tracasse? demanda-t-il. Toujours à propos de son Fernand, sans doute... ou d’un autre?...

—Non... Ce matin c’est à cause de M. Van Klopen.

—Le tailleur de Madame?

—Tout juste!... Monsieur et Madame étaient en train de déjeuner ensemble,—une fois n’est pas coutume,—quand voilà que M. Van Klopen se présente, la bouche enfarinée et est reçu... A part moi, je me dis: «Aïe!... aïe!... gare le grabuge!...» J’ai un nez, pour ces choses-là, sans pareil... Effectivement, le couturier n’était pas entré depuis cinq minutes, que nous entendons la voix de Monsieur qui montait, qui montait! Je me suis dit en moi-même: «V’lan... c’est le tailleur qui présente sa facture!...» Ça, voyez-vous, ça me connaît... Madame criait bien le plus qu’elle pouvait, mais ouitche!... quand Monsieur s’en mêle, il n’y en a que pour lui... Non, il n’y a pas de cocher de fiacre pour jurer comme lui!...

—Et M. Van Klopen?