—En juillet, nous avons: deux vestes du matin, une Promenade sur la plage, un costume Marinière, une Bergerette Watteau, une Baigneuse Pompadour avec fourniture d’étoffe pour ombrelle et bottines pareilles, un Bain de mer, un Chic de Trouville garni de dentelles, une robe de chambre, une mante Médicis ajustée, deux Soirées du Casino, un costume de bain...

—Et certes, fit la baronne, à Trouville, où j’ai passé le mois de juillet, j’étais loin d’être des plus élégantes...

L’autre poursuivit.

—Le mois d’août est un peu plus chargé; nous avons une robe de matin, un chemin de fer en drap avec garnitures...

Et il allait, il allait, à perdre haleine, estropiant les noms ridicules qu’il donnait à ses élucubrations, interrompu seulement, tantôt par un coup de poing frappé sur la table, tantôt par un jurement qui échappait au baron.

Debout dans le fumoir, Pascal était pétrifié...

Il ne savait qu’admirer le plus de l’impudence de Van Klopen, qui osait lire une telle facture, de la démence de la femme qui avait commandé tout cela, ou de la patience du mari qui sans doute allait payer...

Enfin, après une énumération qui semblait ne pas devoir finir, le couturier dit:

—Et c’est tout!...

—C’est tout, prononça la baronne comme un écho.