Mme de Fondège l’interrompit du geste, et lui montrant Mlle Marguerite:

—Attendez du moins que je sois seule, prononça-t-elle, pour me parler de vos affaires...

Mme Landoire haussa les épaules.

—Et si vous n’êtes jamais seule!... grogna-t-elle. Je voudrais pourtant en finir, moi.

—Suivez-moi dans ma chambre, et nous terminerons.

Mais c’était une trop favorable occasion d’échapper à «la générale» pour que Mlle Marguerite ne s’empressât pas de la saisir.

Elle demanda la permission de se retirer, assurant, ce qui était la vérité, qu’elle tombait de fatigue.

Et après avoir reçu de Mme de Fondège un baiser maternel, accompagné d’un «dormez bien, ma chère fille aimée,» elle gagna sa chambre.

Par un rare bonheur, grâce à la sortie de Mme Léon, elle se trouvait seule et ne craignait pas d’être épiée...

Elle tira donc d’une de ses malles un buvard de voyage, et lestement elle écrivit à l’ancien agent du comte de Chalusse, à M. Isidore Fortunat pour lui annoncer que le mardi suivant elle se rendrait chez lui.