—Merci!...

L’épicier s’avança jusque sur le seuil de son magasin pour la suivre des yeux.

—Voilà, pensait-il, une jeune dame qui n’a pas la tête bien solide.

Ses allures, en effet, étaient si extraordinaires et si précipitées, qu’on se retournait sur son passage... Elle le remarqua, et faisant effort sur elle-même ralentit sa marche.

Aussi bien, elle approchait de l’endroit qu’on lui avait indiqué... Bientôt, de chaque côté d’une porte cochère, elle aperçut des cadres pleins de portraits, et au-dessus le nom qu’on lui avait dit: E. Carjat.

Elle entra... A droite de la vaste cour, sur la porte d’un élégant pavillon, un homme était debout, Mlle Marguerite s’approcha de lui, et demanda:

—M. Carjat?

—C’est ici, répondit l’homme. Madame vient pour une photographie?

—Oui.

—Alors que madame prenne la peine de passer, elle n’attendra pas longtemps, il n’y a guère que quatre ou cinq personnes à faire poser.