—C’est que le baron m’a insulté, objecta-t-il.

—Eh bien!... vous lui demanderez raison quand vous tiendrez votre succession; le moindre scandale en ce moment la compromettrait encore plus...

—Je remettrai donc la partie, soupira l’intelligent jeune homme; mais au moins conseillez-moi... Que pensez-vous de ma situation?

Durant une minute, M. de Coralth parut se recueillir, puis gravement:

—Je pense, répondit-il, que, seul, vous n’auriez rien... Vous n’avez ni tenants, ni aboutissants, ni état civil, vous n’êtes même pas Français...

—Hélas!... voilà ce que je me suis dit.

—Je suis persuadé, au contraire, qu’avec quelques protections, vous auriez vite raison des résistances de votre mère, et même des prétentions de votre père...

—Oui, mais où trouver des protecteurs?...

La gravité du vicomte redoublait.

—Écoutez, reprit-il, je ferai pour vous ce que je ne ferais pour aucun autre... J’essaierai d’intéresser à votre position un de mes amis, tout-puissant par son nom, par sa fortune et par ses relations... le marquis de Valorsay, enfin...