—Vous allez jouer, fit-il, vous!...
—Moi-même!... Pourquoi non?
—Prenez garde!
—Et à quoi, grand Dieu!... Le pis qui me puisse arriver est de perdre ce que j’ai en poche, quelque chose encore comme deux cents francs...
L’autre hocha la tête d’un air soucieux.
—Ce n’est pas cela qui est à craindre, prononça-t-il, car le diable s’en mêle, et toujours, la première fois, qu’on joue, on gagne.
—Oui, parce que ce premier gain est comme un irrésistible appât qui attire à la table de jeu... On y revient, on perd, on veut rattraper son argent... et c’est fini, on est joueur.
Pascal Férailleur avait aux lèvres le sourire de l’homme sûr de lui.
—Ma cervelle ne chavire pas si facilement, dit-il. J’ai pour la lester l’idée de mon nom et de ma fortune à faire...