Il disait cela à un de ses agents, lequel ressemblait furieusement au domestique questionneur de l'après-midi.
—Au lieu de recueillir tant de renseignements oiseux, ajouta-t-il, que ne vous informiez-vous exactement des issues de la maison...
Il était joué, et cependant il n'en témoignait ni dépit, ni colère. Il ne semblait nullement songer à faire courir après le fugitif. Sur le visage de Maxence et de Mlle Gilberte, et encore plus dans les yeux de Mme Favoral, il avait lu que pour le moment ce serait inutile.
—Examinons toujours les papiers, reprit-il.
—Les papiers de mon mari, reprit Mme Favoral, sont tous dans son cabinet.
—Veuillez m'y conduire, madame.
La pièce que M. Favoral appelait fastueusement son cabinet, était une petite pièce carrelée, blanchie à la chaux et éclairée par un jour de souffrance.
Il ne s'y trouvait, en fait de meubles, qu'un vieux bureau à coulisses, une petite armoire grillée, quelques planches où étaient entassés des cartons et des paquets de journaux, et deux ou trois chaises de bois blanc.
—Où sont les clefs? demanda le commissaire de police.
—Mon père les a toujours sur lui, monsieur, répondit Maxence.