En vain il réfléchissait, il ne voyait nulle issue à l’horrible situation qu’il s’était faite.

«Il faut attendre», s’était-il dit.

Et il attendait, se cachant pour aller chez M. Courtois, car il aimait vraiment Laurence. Il attendait, dévoré d’anxiétés, se débattant entre les instances de Sauvresy et les menaces de Berthe.

Comme il la détestait, cette femme, qui le tenait, dont la volonté le faisait plier comme l’osier! Rien ne pouvait ébranler son entêtement féroce. Elle n’était sensible qu’à son idée fixe. Il avait pensé qu’il lui serait agréable en congédiant Jenny. Erreur. Lorsque le soir de la rupture, il lui dit:

—Berthe, je ne reverrai de ma vie miss Fancy.

Elle lui répondit ironiquement:

—Mlle Courtois vous en sera fort reconnaissante.

Ce soir-là même, Sauvresy traversant la cour vit devant la grille un mendiant qui lui faisait des signes.

Il s’approcha:

—Que demandez-vous, mon brave homme?