—Moi! j’ai juré que partout et toujours je vous suivrais. Comprenez-vous?

—Ah! c’est horrible, dit-il encore. Ce n’est pas moi qui ai empoisonné Sauvresy, c’est elle, il y a des preuves; peut-être qu’avec un bon avocat...

M. Lecoq ne perdait ni un mot, ni un geste de cette scène poignante. Volontairement ou involontairement, qui sait? il poussa la porte qui fit du bruit.

Laurence crut que cette porte s’ouvrait, que l’agent revenait, qu’Hector allait tomber vivant aux mains de la police...

—Misérable lâche! s’écria-t-elle en l’ajustant, tire ou sinon...

Il hésitait, le bruit se renouvela, elle fit feu. Trémorel tomba mort.

D’un geste rapide, Laurence ramassa l’autre pistolet et déjà elle le tournait contre elle, quand M. Lecoq bondit jusqu’à elle et lui arracha l’arme des mains.

—Malheureuse! s’écria-t-il, que voulez-vous?

—Mourir. Est-ce que je puis vivre, maintenant?

—Oui, vous pouvez vivre, répondit l’agent de la Sûreté, et je dirai plus, vous devez vivre.