Que faire?... et le vicomte se creusait la tête pour inventer quelque chose de neuf; en pareille matières ses ressources étaient à bout, ses moyens de séduction épuisés.
En peu de jours sa passion (c’était devenu une passion) prit d’énormes proportions.
Tout lui était devenu indifférent, il avait délaissé son club chéri, ne passait plus ses soirées à jouer quelque whist nerveux ou quelque bouillotte corsée.
Lui, l’homme à la mode, le viveur, le superbe insolent, il en était, tout comme au sortir de sa philosophie, à se proposer les problèmes les plus saugrenus.
Il eût presque effeuillé des marguerites.
Peut-être eût-il rougi, si, mis en présence de Louise, il lui eût fallu lui parler.
Par une sorte d’intuition, il avait deviné le caractère de Louise; il comprenait que la moindre démarche audacieuse le perdrait à tout jamais.
Désormais il passait sa vie au jardin ou dans les alentours de la demeure de Louise, espérant voir de loin sa taille svelte et gracieuse, puisqu’il ne pouvait plus la voir à la fenêtre.
Un soir pourtant, il la vit mettre à la hâte son chapeau et son châle; il sortit en courant.
Il arriva trop tard, elle était partie.