—C’est-à-dire, mademoiselle, que vous refusez.
—Monsieur, de grâce, croyez...
—Ah! s’écria Clodomir, orgueil stupide, fausse honte petite et misérable! pourquoi ai-je tardé? Je le sens, aujourd’hui vous en aimez un autre. Et comme Louise se taisait: Oui, j’en étais sûr, et moi, pourtant, depuis longtemps je vous aime. Mon offre est celle d’un honnête homme qui vous offre de partager ses heureux et ses mauvais jours, et l’autre!...
—Oh! monsieur, épargnez-moi!...
—Peut-être, mademoiselle, ai-je été trop brusque, trop pressant, peut-être voudriez-vous réfléchir?
—Non, monsieur, non, c’est désormais impossible, lui dit Louise, plus froide et plus pâle qu’un marbre, c’est impossible, reprit-elle plus bas, adieu...
—J’obéis, mademoiselle, mais avant, et pardonnez ce que je vais vous dire... peut-être un cœur, un bras dévoué vous seront nécessaires... alors souvenez-vous de moi.
Et laissant une carte sur le bord du métier de Louise, il s’enfuit; les larmes le suffoquaient.
—Oh! s’écriait-il, cette femme que j’aimais, dont je voulais faire ma femme.... elle est la maîtresse de Max, il en a fait son jouet dans un jour de caprice. Ah! je me vengerai.
Max, durant ce temps, assis sur un des bancs du jardin, avait aperçu Clodomir. Lui aussi, il crut deviner.