Et Louise, d’une main mal assurée, écrivit deux lignes à Clodomir.

Une demi-heure après le jeune homme était agenouillé et pleurait près du lit de Louise.

—Et Max, dit-il, se remettant un peu, il vous a donc abandonnée? Oh! s’il en est ainsi....

—Non, il ne m’a pas abandonnée; il m’a bien cherchée sans doute, j’ai fui sans rien dire.

—Mais pourquoi, pourquoi?

—Je l’aimais bien pourtant... Et Louise lui raconta son histoire, sa maladie; depuis un mois, elle souffrait, seule, sans amis, sans secours, sans une goutte d’eau souvent pour étancher sa soif; avec une femme qui lui faisait peur et qui la volait.

—Surtout, ajouta-t-elle en terminant, j’ai eu confiance en vous, je me suis souvenue de vous à l’heure du danger; pas un mot à Max, jurez-le moi.

Clodomir promit tout...

—Vous ne pouvez rester ici, ajouta-t-il, je vais parler à la maîtresse de l’hôtel et je ne serai pas longtemps absent.

Louise, le soir même, était couchée dans une petite chambre bien propre, près des boulevards extérieurs, une garde-malade était à son chevet.