—Jamais, s’écria-t-il, jamais, je l’empêcherai.
Et comme le notaire lui expliquait que rien au monde ne pouvait empêcher Max, Français et majeur, d’user de son droit, le comte, en grand seigneur qu’il était, menaça l’officier ministériel de le faire jeter dehors.
Mais le notaire expliqua si bien et en si peu de mots, à son noble client, tout le désagrément qui pouvait résulter de cet acte de violence, que le comte, réduit à dévorer sa colère, s’en prit à tous les objets de son cabinet, et réduisit en moins de rien, en morceaux, pour plus de trois mille francs de coûteuses fantaisies, amassées jadis avec amour.
—Et dire, s’écriait-il, après le départ du notaire, qu’il n’y a plus de Bastille, de lettres de cachet ni de For-l’Évêque! Avec quelle facilité j’eusse fait enfermer monsieur mon fils, et fait périr cette fille de rien dans un cul de basse-fosse!
Oh! la révolution! la révolution! qui nous a tout enlevé, tout, tout!
Et le comte, épuisé, se laissa tomber dans son fauteuil.
Une deuxième sommation suivit la première.
Le comte protestait toujours.
Enfin une troisième...
Enfin Max envoya à toutes ses connaissances une lettre de faire part ainsi conçue: