«—Que vous ai-je fait, ô mon Dieu, que vous ai-je fait!...»

A ce moment Goulard s’approcha de lui, et pour la seconde fois:—«Ainsi, interrogea-t-il, vous vous avouez coupable!»—De la tête, Monistrol fit: «Oui, oui!...» puis d’une voix rauque: «Je vous en prie, laissez-moi seul!» dit-il.

C’est ce que nous avons fait, après avoir eu soin, toutefois, de placer un surveillant en observation au guichet de la cellule, pour le cas où le gaillard essayerait d’attenter à ses jours...

Goulard et Poltin sont restés là-bas, et moi, me voilà!...

—C’est précis, grommela le commissaire, c’est on ne peut plus précis...

C’était aussi l’opinion du juge, car il murmura:

—Comment, après cela, douter de la culpabilité de Monistrol?

Moi, j’étais confondu, et cependant mes convictions étaient inébranlables. Et même, j’ouvrais la bouche pour hasarder une objection, quand M. Méchinet me prévint.

—Tout cela est bel et bon!... s’écria-t-il. Seulement, si nous admettons que Monistrol est l’assassin, nous sommes aussi forcés d’admettre que c’est lui qui a écrit son nom, là, par terre... et dame! ça, c’est roide...

—Bast! interrompit le commissaire, du moment où l’inculpé avoue, à quoi bon se préoccuper d’une circonstance que l’instruction expliquera...