—Il faut que je le régale d’une bonne bouteille, ce brave Victor, dit-il au portier... Chez quel marchand de vin va-t-il, par ici?...

—Chez celui d’en face.

Nous y fûmes d’un saut, et d’un ton d’habitué M. Méchinet commanda:

—Une bouteille, s’il vous plaît, et du bon... du cachet vert.

Ah! par ma foi! cette idée ne me fût pas venue, en ce temps-là! Elle était bien simple, pourtant.

La bouteille nous ayant été apportée, mon compagnon exhiba le bouchon trouvé chez le sieur Pigoreau, dit Anténor, et il nous fut aisé de constater l’identité de la cire.

A notre certitude morale, se joignait désormais une certitude matérielle, et c’est d’un doigt assuré que M. Méchinet frappa à la porte de Victor.

—Entrez! nous cria une voix bien timbrée.

La clef était sur la porte, nous entrâmes, et dans une chambre fort propre, j’aperçus un homme d’une trentaine d’années, fluet, pâle et blond, qui travaillait devant un établi.

Notre présence ne parut pas le troubler.