—Allons voir, se dit-il, et il descendit.
II
LA FENÊTRE DU CINQUIÈME
Sa beauté tient du prodige.
Fanny Fern.
Les jardins de l’hôtel de Tressang étaient entourés, vers le fond, par des maisons dont le comte avait à prix d’or fait boucher les ouvertures de ce côté; à l’une des maisons cependant, presque sous les toits, une fenêtre était restée dominant les grands arbres; c’est de là que partait la voix.
Lorsque Max arriva, il aperçut, imprudemment penchée, une jeune fille d’une admirable beauté; les soyeuses boucles de sa chevelure blonde s’échappaient à profusion d’un petit bonnet de percale bleue entouré d’une petite dentelle: elle cherchait à apercevoir un objet que les arbres lui cachaient sans doute; ses grands yeux étaient pleins de larmes.
La beauté de cette jeune fille éblouit le vicomte un moment.
—Auriez-vous, mademoiselle, dit-il, laissé échapper quelque chose?
—Oh! monsieur, oui, répondit-on; soyez bien bon, regardez par-là, sous les arbres, j’ai laissé tomber la cage de mon chardonneret et il est dedans, encore!
Max rentra sous les arbres et regarda vainement de tous côtés. Il revint à l’endroit d’où il pouvait apercevoir la jeune fille.
—Je n’ai rien vu, mademoiselle.