—En auriez-vous, par hasard? Alors allez trouver messire Hanyvel de Saint-Laurent et faites votre demande. Il vous mettra à la porte, j'imagine, et raison il aura. Qu'en pensez-vous?...
—Mais je l'aime, monsieur! s'écria le pauvre Olivier; je l'aime à en mourir, et, à tout prix...
—Prenez-y garde, continua le magistrat en élevant la voix, ne vous mettez pas la cervelle à l'envers et ne faites pas d'imprudence; il me serait pénible, ajouta-t-il, d'être réduit à aller vous rendre visite en prison.
Ce chemin-là ne conduit pas au parlement. Et maintenant, adieu; j'ai à travailler, et vous m'avez l'air trop mal disposé pour être en état de m'aider. Surtout, n'oubliez pas les conclusions.
Olivier sortit désespéré. Il songeait à adopter le parti proposé par Cosimo, lorsqu'il se souvint d'un jeune lieutenant aux gardes, le chevalier de Tancarvel, avec lequel il avait fait, dans le temps, plus d'une partie de paume, et dont il aimait le caractère.
—Celui-là, au moins, pensait-il, ne se moquera pas de moi comme ce mécréant de conseiller.
Il se dirigeait donc vers le Louvre, pour savoir, des soldats de garde, l'adresse de son ami, lorsqu'il eut le bonheur de le rencontrer devant Saint-Germain-l'Auxerrois.
Le chevalier, qui l'avait aperçu le premier, courut vers lui, les bras ouverts:
—Eh! palsambleu, cher ami, dit-il en l'embrassant, quelle heureuse rencontre! Vous vous faites, savez-vous, diablement rare depuis quelques mois. Si encore on avait su où se trouve votre logis.