Des éclats de rire accueillirent cette plaisanterie.

Dans leur cachette, Olivier et Cosimo se sentaient défaillir.

—Il paraît, dit le fossoyeur, lorsque l'hilarité fut un peu calmée et tout en aidant ses camarades à faire glisser le cercueil dans la fosse, que ce n'était pas un prisonnier huppé.

—Je ne pense pas, répondit un guichetier, je ne le connaissais pas.

—Allons, voilà qui est fait, aidez-moi à pousser la terre...

Tous nous connaissons ce bruit sinistre de la terre tombant à pelletées sur une bière; tous, le cœur gonflé et les yeux pleins de larmes, debout sur le bord de la fosse d'un ami, d'un parent, nous l'avons entendu ce bruit funèbre qui retentit dans l'âme comme le glas de l'éternité...

Que l'on juge donc de la douleur d'Olivier. Il savait, lui, que cette tombe se refermait, non sur un mort, mais sur un vivant.

Il ne put supporter ce spectacle, et sa douleur trouvant enfin un issue, il pleurait.

Le vieux Cosimo, lui, était plus pâle qu'un cadavre, et, comme Olivier, il avait détourné les yeux.

Enfin, le silence leur apprit que tout était fini. Lorsqu'ils relevèrent les yeux, un petit monticule s'élevait, là où un instant avant il y avait une fosse.