Clément Marot, qui se souvenait de celle qui avait été sa protectrice, fit pour elle, à la demande du comte, l'épitaphe gravée sur le socle de marbre qui soutenait sa statue:
V
ANNE DE PISSELEU,
DUCHESSE D'ÉTAMPES.
Le 11 mars 1526, après un an et vingt-deux jours de captivité, François Ier put enfin regagner son royaume.
Plus seul, plus triste que jamais dans sa prison après le départ de sa soeur Marguerite, le roi-chevalier s'était dit que la France après tout vaut bien un trait de plume, et il avait signé le dur traité de Madrid, avec l'intention bien arrêtée de ne le point exécuter, compromettant ainsi ce qu'il se réjouissait si fort d'avoir sauvé à Pavie.
Les deux fils aînés du roi, le dauphin François et Henri, duc d'Orléans, le plus âgé n'avait pas dix ans encore, étaient donnés en otage et garantissaient le traité.
L'échange des prisonniers eut lieu dans des bateaux, au milieu de la Bidassoa. François Ier, dans sa joie d'être libre, ne songea même pas à embrasser ses enfants, il sauta dans une barque française et gagna le bord.