Brusquement, Paul se débarrassa de son léger pardessus et le jeta sur une des chaises:
—Tiens, porte cela au mont-de-piété.
La jeune femme ne bougea pas.
—C'est tout ce que tu trouves pour nous tirer d'affaire? interrogea-t-elle.
—On te prêtera bien trois francs; ce sera toujours de quoi acheter du bois et du pain.
—Et après?
—Après!... nous verrons, je réfléchirai, je chercherai. Qu'est-ce que je veux? gagner du temps. Je finirai bien par briser le cercle fatal qui m'étreint. Le succès me viendra, et avec le succès la fortune. Mais il faut savoir attendre.
—Il faut pouvoir.
—N'importe... fais toujours ce que je te dis, et demain...
Moins troublé, Paul eût bien reconnu à la contenance de Rose qu'elle était résolue à le pousser à bout.