—M. Van Klopen travaille en ce moment avec Mme la princesse Korasof, dit-il; mais dès qu'il va savoir que monsieur le demande, il se dérangera. Monsieur veut-il prendre la peine de passer dans les appartements particuliers de monsieur?...

Le beau chasseur se mettait déjà en mouvement; B. Mascarot l'arrêta.

—Nous ne sommes pas pressés, dit-il, nous attendrons dans le grand salon avec les clients. Y a-t-il beaucoup de monde?

—Une douzaine de dames au moins, les bals donnent...

—Très bien, cela me distraira.

Aussitôt, sans attendre la réplique du chasseur, B. Mascarot tourna le bouton de cristal d'une porte à deux battants et poussa Paul dans la vaste pièce que le facétieux Van Klopen appelle sa «salle des Pas-Perdus.»

Ce salon, superbement décoré, doré, ornementé, peinturluré, est d'un goût exécrable; mais il surprend par une particularité bizarre.

Le papier des murs disparaît entièrement sous une prodigieuse quantité de petites aquarelles représentant des femmes en toilettes variées.

Chaque tableau a sa légende, et si on s'approche, on lit avec les noms en toutes lettres:

Robe de Mlle de C..., pour un dîner à l'ambassade russe;