—Rien. Je sens que je suis né pour être rentier.

L'ancien sous-off était à bout d'arguments.

—Je dirai tout cela au patron, fit-il, et nous verrons.

Mais cette menace n'impressionna nullement Toto.

—Je me fiche un peu du patron, répondit-il. Il me renverra? Bonne affaire.

—Méchant drôle!...

—Tiens, pourquoi donc? Est-ce que je ne mangeais pas avant de connaître le patron? Je vivais mieux et j'étais libre. Rien qu'à mendier, à chanter dans les cours et à ouvrir les portières, je me faisais mes trois francs par jour. On les buvait avec des amis, et ensuite on allait coucher à Ivry, dans une fabrique de tuiles où la police n'a jamais mis les pieds. C'est là qu'on est bien l'hiver, près des fours... Je m'amusais alors, tandis que maintenant...

—Plains-toi donc!... Maintenant, quand tu surveilles quelqu'un, je te donne cent sous tous les matins.

—Tout juste. Et je trouve que ce n'est pas assez.

—Par exemple!...